L’INDE AU TEMPS DU BOUDDHA
Les VIe et Ve siècles avant JC durant lesquels apparaissent le Bouddha et sa religion sont une période d’intense activité spirituelle pour l’ensemble des contrées qui s’étendent de la Grèce à la Chine. En Inde cette effervescence a commencé bien plus tôt: dès le début du IIème millénaire, les spéculation sur l’ordre cosmique, la connaissance de soit même et le devenir des être priment tout autre considération.
La société du subcontinent indien a été essentiellement faconnée par les conquêtes des Arya. La culture des Arya est est basée sur les Veda – le savoir – un ensemble de textes et de commentaires. La société est répartie en quatre castes:
- les brahmanes: prêtres, enseignants, lettrés ;
- les kshatriyas : roi, princes, et guerriers ;
- les vaishyas : artisans, paysans, agriculteurs et bergers ;
- les shudras : serviteurs.
La religion est l’affaire des brahmanes, elle est fondée sur le sacrifice et comporte prières et offrandes. Les dieux du védisme interviennent dans les affaires humaines dont Brahmâ. Il représente l’Univers, le Verbe auquel l’âme individuelle, l’âtman s’efforce de s’identifier.
Plus ou moins en marge de ces orientations, nombre de sages brâhmanes ou non recherchent la voie qui leur permettrait de résoudre le problème de l’existence. Abandonnant ce monde ce sont des “renonçants”, souvent solitaires, moines érrants et mendiants dont beaucoup pratiquent l’ascétisme ou le yoga.
L’idée d’une mort des êtres suivie de leur renaissance est apparue dès le védisme. Selon ce dernier, la seule échappatoire est l’intégration de l’âme individuelle au monde de Brahman. Mais cette délivrance ne peux survenir que chez des êtres d’exception.
Par son enseignement, le Bouddha apportera la réponse tant attendue de génération en génération sur la question du devenir des êtres en révélant la voiue d’une délivrance accessible à tous.
LE BODHISATTVA
La vie du Bouddha historique est indissociable de la légende. Le merveilleux et l’avéré s’y mêlent constamment aussi bien que le sacré et le profane, les géographies céleste et terrestre. Avant d’atteindre le “parfait et complet Eveil”, le Bouddha fut un Bodhisattva, un “être promis à l’Eveil”
La vie de Gautama est l’achèvement d’une longue progression morale d’un Bodhisattva, “être d’Eveil” aboutissant à l’état exceptionnel de Bouddha “parfaitement et complètement éveillé”. Le parcours du Bodhisattva nous est révélé par deux ensemble des textes du Canon pali:
- Le Buddhavamsa: la lignée des Bouddhas
- Les Jatakas: les vies antèrieures du Bouddha
Le Buddhavamsa relate l’histoire des vingt quatre Bouddha prédécesseurs de Gautama et annonce l’arrivée du futur Bouddha Metteyya ainsi que le début du parcours du Bouddha en tant que Boddhisattva.
Les Jatakas réunit 547 récits de caractère légendaire de naissances antérieures du Boddhisattva. Elles montrent que la progression du Boddhisattva comme de tous les êtres au cours de leur existences impose la pratique des dix vertus essentielles: les paramitas
Ainsi commence la biographie du Bouddha historique. Le Bodhisattva détermine lui même le temps, le continent, le lieu de naissance, sa lignée et la mère qui le portera. La connaissance qu’il a du passé comme des évènements futurs le conduit à à choisir un modeste royaume dirigé par les Cakya.
LE PRINCE SIDDHARTHA
Le roi Cuddhodana et la reine Maya sont alors sans enfants, sont les souverains du modeste royaume des Cakya et appartiennent à la caste des guerriers. Au cours d’un rêve la reine voit un éléphant blanc pénétrer son flanc droit ce qui pour les devins signifie la promesse de la naissance d’un fils qui pourra être qu’un cakravartin, un monarque universel.
En voyage vers ses parents, la reine Maya s’arrête dans un parc a Lumbini et donne naissance au Bodhissatva. Dans le même temps naissent sa future épouse, son écuyer, son cheval et divers rois. Sept jours après sa naissance, la reine Maya meurt. Dès lors sa soeur cadette deviens la seconde épouse du roi et élevera le bodhisattva jusqu’à son septième anniversaire.
Peu après sa naissance, il est préxenté au temple d’Abbhaya, la divinité protectrice des Cakya. Le roi lui donne alors le nom de Siddhartha, “qui obtiens la prospérité”. Les sages présents observent alors les trente deux marques et les quatre vingt dix signes secondaires de l’homme éminent dont il est pourvu et qui témoignent des mérites antérieurement acquis.
Le sage Asita discernant que le prince Siddhartha atteindra l’intelligence suprême et mettra en mouvement la Roue de la Loi pleure sur son âge si avancé qu’il ne lui permettra pas d’en être témoin.
Jusqu’à ses sept ans, le prince Siddhartha est élevé par sa tante. Puis débute son éducation qui doit le mener à l’état de souverain du royaume des Cakya. C’est à cette époque que son cousin Devadatta développe de la jalousie à l’égard de Siddhartha. A l’âge de seize ans épousa Yacodhara ; le père de Siddhartha s’attache à lui procurer tous les agréments pour son plaisir tout en lui évitant soigneusement ce qui pourrait l’inciter à renoncer à ce monde.
LES QUATRE RENCONTRES
Créés pour lui éviter toute vision douloureuse, ce sont les jardins de plaisance voulus par le roi qui vont réveiller cette obsédante réalité de la douleur si souvent ressentie par le Bodhissatva au cours du temps: douleur physique, morale, renouvelée d’existences en existences.
Se rendant dans chacun des parc avec son cocher, il rencontre d’abord un vieillard affaibli, sans protecteur, incapable d’agir.
– Quel est cet homme courbé, cet homme aux cheveux gris ? Sa main décharnée s’attache à un bâton, ses yeux n’ont pas de lumière, ses jambes se dérobent. Est-il un monstre ? Est-ce la nature qui l’a fait ainsi ? Est-ce le hasard ?
– Celle qui détruit la beauté, qui ruine la force, qui enfante la douleur et qui tue le plaisir, celle qui appauvrit la mémoire et qui abat les sens, la vieillesse s’est emparée de cet homme et l’a brisé. Lui aussi fut un enfant qui buvait le lait de sa mère, lui aussi se traîna sur le sol ; il grandit, il fut jeune, il eut la force et la beauté ; puis, il arriva au déclin de l’âge, et, maintenant, tu le vois tout délabré par la vieillesse.
– Subirai-je, moi aussi, un pareil sort ?
– Pour toi aussi, seigneur, passera la jeunesse, pour toi aussi viendra la vieillesse incommode ; avec le temps, nous perdons la vaillance et la beauté.
Au sud il rencontre un malade épuisé arrivé au seuil de la mort, sans protection ni abri. Puis à l’ouest un cortège funèbre se dirigeant vers le bûcher. Alors évoquant la vieillesse, la maladie et la mort qui toujours sont liées l’une à l’autre, le Bodhisattva s’engage à à songer à la délivrance. Elle lui apparait lors de la quatrième rencontre au nord. Ce sera celle d’un religieux errant dans le calme intérieur qui allait sans affection ni haine.
Dès lors Siddhartha sait que l’entrée dans la “religion” louée par les sages est utile à soi et aux autres êtres.
LE GRAND DÉPART
Le roi n’ignorant rien de ces rencontres multiplie les fêtes pour le distraire tout en le faisant garder toujours plus étroitement. Malgré la naissance de son fils Rahula, le Bodhisattva décide de renoncer au monde.
En son vingt-neuvième anniversaire, de nuit le prince décide de la sortie de famille. Malgré l’opposition de Mara, le dieu tentateur, il traverse plusieurs royaumes et pour affirmer son choix se coupe sa chevelure, échange ses vêtements princiers contre ceux d’un simple homme et renvoie son écuyer.
Désormais le prince Siddhartha est le religieux itinérant Gautama. Recevant l’hospitalité des uns et des autres, il gagne le royaume de Vaiçali et intègre les disciples d’Arada Kalapa, maître brahmanique. Comprenant que cette doctrine ne peux conduire à la totale extinction de la souffrance, il décide de chercher un autre maître et se dirige vers la capitale du Magadha. Il se joint aux nombreux disciples d’Udraka Ramaputra mais la doctrine qu’il enseigne ne réponds pas non plus à son attente alors il décide de s’éloigner jusqu’à que cinq autres homme décident de le suivre. N’ayant pu trouver le maître espéré, Gautama devenu le Cakyamuni – le sage des Cakya – décide de découvrir par lui même la voie du salut et recourt à diverses pratiques ascétiques.
Le Bodhisattva tombe dans un état de faiblesse extrême, ses facultés s’obscurcissent. Mara, le mal personnifié l’engage à constater son échec. C’est alors que la déesse Indra lui apparait, jouant du luth à trois cordes.
Pinçant successivement chacune des trois cordes de son instrument, Indra en tira des sons fort différents les uns des autres : la première corde, trop tendue – métaphore de la pratique de l’ascèse – rendit une sonorité grinçante et déplaisante par son agressivité, allant même jusqu’à se rompre. La deuxième, trop lâche – renvoyant au caractère émollient d’une vie de trop grand confort – délivra un son incertain et à peine audible. La troisième corde, correctement tendue, produisit enfin une vibration agréable et remplie d’harmonie.
Gautama décide donc de mettre fin à sa vaine ascèse et entreprend de retrouver son apparences et ses forces vives. Du linceul d’un cadavre il se fait un vêtement de religieux et peux des lors quêter sa subsistance pour enfin attendre le but poursuivi depuis bientôt dix années. Ses cinq compagnons ne comprennent pas cet abandon des austérités qui leur semble une démission et le quittent.
L’EVEIL
Au cours de la nuit précédente, le Bodhisattva eut cinq songes prémonitoires de l’imminence de l’acquisition de l’Eveil. Il se rend sur le site de l’actuelle Bodhgaya et prit place sous un majestueux pipal (ficus religiosa) pour y méditer.
« Que sur ce siège mon corps se dessèche, et que ma peau, mes os, ma chair se dissolvent ; sans avoir atteint l’Illumination, si longue et difficile à venir, je ne bougerai pas de ce siège. »
Au cours de la pleine lune du mois de vaiçakha (avril/mai), au terme d’une période d’intenses combats intérieurs symbolisée par la scène dite des « assauts de Mara », Siddhartha alors âgé de trente-cinq ans s’éveille à une conscience supérieure à celle du commun des mortels.
« Épuisée est la naissance, pratiquée la conduite pure, accomplie la tâche ; il n’y aura plus d’existence ici-bas. »
En cette nuit de pleine devient le Bouddha, l’Eveillé.
Lors de la première veille – en Inde les nuits en comportent trois – le Bodhisattva parcourt les quatre stades successifs de la méditation. La deuxième veille, il revoit le déroulement de ses existences ainsi que celles des autres êtres. Enfin lors de la troisième veille, celle du suprême complet Eveil. Il possède désormais les Quatre Nobles Vérités, vérité sur la douleur, sur son origine, sur sa cessation et le chemin qui y mène (le Noble Octuple Sentier).
Au lendemain de l’Éveil, après une période de 49 jours au cours de laquelle il se livra à la méditation, la question de savoir ce qu’il devait faire de son accomplissement se posa au Bouddha de façon prégnante. En dépit d’une tentative de Mara qui vint alors l’exhorter à entrer dans le nirvana, sa décision était prise, il enseignerait. Mais à qui ?
Quel auditoire serait le plus apte à saisir son enseignement ? Ses anciens maîtres ? décédés. Il se tourne alors vers les cinq compagnons qui l’avaient quitté et les rejoins à Bénares.
LE SERMON DE BÉNARES
Il n’est plus le révérend Gautama mais le Tathagatha – ainsi allé – le Bouddha omniscient, affranchi des impuretés et dominant toutes les lois.
Le premier sermon ou sermon de Bénares consacré à l’exposé des Quatre Nobles Verités est souvent désigné comme la mise en mouvement de la Roue de la Loi. A l’annonce de ce premier sermon, il explique pourquoi l’ascétisme excessif doit être évité et pourquoi il faut s’engager dans la voie du milieu.
” Bhikkhous, ces deux extrêmes ne devraient pas être poursuivis par ceux qui ont quitté le foyer. Quels sont ces deux? La poursuite du bien-être sensuel dans la sensualité, qui est inférieure, vulgaire, qui est typique des gens ordinaires, ig·noble et non profitable, et la poursuite de la mortification de soi, qui est douloureuse, ig·noble et non profitable. Évitant ces deux extrêmes, bhikkhous, la voie médiane à laquelle le Tathagata s’est pleinement éveillé, qui apporte la vision et la connaissance, mène à la quiétude, à la connaissance directe, à l’éveil complet, et à l’Extinction.
Et quelle est, bhikkhous, cette voie médiane à laquelle le Tathagata s’est pleinement éveillé, qui apporte la vision et la connaissance, et mène à la quiétude, à la connaissance directe, à l’éveil complet, à l’Extinction? C’est cette noble voie à huit composantes, c’est-à-dire: la vue correcte, l’aspiration correcte, la parole correcte, l’action correcte, les moyens de subsistance corrects, l’effort correct, la présence d’esprit correcte, et la concentration correcte. Voici, bhikkhous, quelle est cette voie médiane à laquelle le Tathagata s’est pleinement éveillé, qui apporte la vision et la connaissance, et mène à la quiétude, à la connaissance directe, à l’éveil complet, à l’Extinction. “
Puis il expose la doctrine qui marque le début de l’enseignement et par l’adhésion des premier disciples du Sangha, la communauté.
” De plus, bhikkhous, voici la noble vérité de l’origine du mal-être: c’est cette appétence menant à la continuation de l’existence, liée à la complaisance et l’avidité, se complaisant ici et là, c’est-à-dire l’appétence pour la sensualité, l’appétence pour l’existence, l’appétence pour la non-existence.
De plus, bhikkhous, voici la noble vérité de la cessation du mal-être: c’est la disparition complète & cessation de cette même appétence, son renoncement, le désintéressement à son égard, ainsi que la délivrance et le détachement par rapport à elle. De plus, bhikkhous, voici la noble vérité de la voie menant à la cessation du mal-être: c’est cette noble voie à huit composantes, c’est-à-dire la vue correcte, l’aspiration correcte, la parole correcte, l’action correcte, les moyens de subsistance corrects, l’effort correct, la présence d’esprit correcte, et la concentration correcte.”
Ayant triomphé des derniers obstacles, le Bouddha parfaitement et complètement éveillé par lui même enseignera la Loi pour le bien de tous les êtres.
ENSEIGNEMENTS ET PÉRÉGRINATIONS
Afin d’honorer la Loi qu’il a découvert, le Bouddha va dispenser l’enseignement. Il désigne ainsi ce qui constituera l’un des devoirs fondamentaux du bouddhisme: le don du Dhamma
Durant quarante cinq ans jusqu’à sa mort, le Bouddha accompagné de disciples va parcourir le bassin moyen du Gange quêtant la nourriture quotidienne et dispensant l’enseignement sans discriminations. Seule la saison des pluies (vassa) de juin/juillet à octobre/novembre interrompt ses pérégrinations en raisons des difficultés à se mouvoir. Moines et laïcs décident alors d’un lieu de retraite.
Le Bouddha atteint l’éveil à Uruvelā. Il se rend ensuite à Isipatana près de Varanasi, pour instruire ses cinq anciens compagnons avec le Sermon de Bénares. Il y passe la mousson et 50 de ses disciples deviennent éveillés. Il retourne ensuite à Uruvelā, où il gagne 1000 disciples, puis se rend à Rājagaha, où le roi Bimbisāra lui fait don du premier ermitage. Il se rend ensuite à Kapilavatthu, sa ville natale, sur l’invitation de sa famille. Son fils Rahula et Ananda, son ecuyer de toujours deviennent moines. Il est ensuite invité à Sāvatthī par le riche Anathapiṇḍika, qui lui fait don du célèbre l’ermitage du bois de Jeta.

D’après le travail de Bhanté Anandajoti
Si la retraite sédentarisée imposée par le climat a donné vie à la vie monastique, ses premiers cadres, il conviens d’observer que des la fin de celle qui avait suivi l’acquisition de l’Eveil, le Bouddha avait invité les moines à se mettre en chemin séparément pour diffuser plus largement la doctrine pour le bien de tous.
Les deux premiers convertis au bouddhisme sont des marchands caravaniers dont la naissance indienne n’est pas assurée et appartiennent à la caste des vaicya, la caste des gens du commun. Tout comme Upali, barbier de profession – caste des serviteurs – et futur grand disciple du Bouddha prouvera combien le bouddhisme s’établit en marge du système des castes.
Ayant triomphé des derniers obstacles, le Bouddha parfaitement et complètement éveillé par lui même enseignera la Loi pour le bien de tous les êtres.
LE DERNIER VOYAGE
Le Bouddha a atteint la dernière année de son ultime existence. Sachant sa fin proche, il s’emploie à poursuivre l’Enseignement.
Serviteur infatigable du Dhamma, le Bouddha multiplie ses déplacements en dépit du déclin de ses forces. Un jour qu’il séjourne à Pâpâ, le Bouddha et ses compagnons font halte dans une plantation de manguiers dont le propriétaire est Cunda. Il les invite pour leur repas quotidien et leur fait servir quelques mets succulents dont un “régal de porc” qui fut le point de départ de l’aggravation immédiate de sa santé.
Au prix de douloureux efforts, le Bouddha et ses compagnons firent une dernière étape à Kuçinagara. Sitôt arrivé à l’orée d’un bois, le Bouddha fait préparer par Ananda une couche entre deux arbres puis se couche sur le côté, droit, allongé tête au nord et faisant face à l’ouest, en pleine conscience.
” Il se peut, Ānanda, que la pensée suivante vienne à certains d’entre vous: ‘C’en est fini de la parole de l’Enseignant. Nous n’avons plus d’Enseignant.’ Mais ils ne devraient pas penser ainsi, Ānanda, car ce que j’ai déclaré et fait connaître comme le Dhamma et la Discipline sera votre maître une fois que je serai parti. “
Au cours de la dernière veille de la nuit, le Bouddha parcourut tout un cycle de méditation l’amenant par paliers successifs jusqu’au domaine de la cessation de la conscience et s’éteignit. Au jour de son quatre-vingtième anniversaire et comme lors de la naissance, l’Eveil et la Mise en mouvement de la Roue de la Loi, la terre trembla.
Parmi la foule présente, ceux qui avaient atteint l’état d’arahant – éveillé – ne montrèrent que leur recueillement mais ceux qui étaient encore sur le chemin ne purent contenir leur douleur. Etat sans origine, immuable inaltérable, impérissable, le parinibbana n’est pas un anéantissement mais un achèvement, au delà de la logique et du raisonnement il ne peut être évoqué tant les mots sont impropres à le décrire.
” C’est pourquoi, Ānanda, chacun de vous devrait vivre en ayant lui-même pour île, lui-même pour refuge, sans avoir d’autre refuge; en ayant le Dhamma pour île, le Dhamma pour refuge, sans avoir d’autre refuge. “